SOMMAIRE
- 1. Prendre en compte l’encadrement des loyers
- 2. Étudier le marché immobilier de sa commune
- 3. Évaluer le potentiel de son appartement
- 4. Prendre en compte les charges mensuelles
- 5. Étudier la demande locative
- 6. Prendre en compte la saisonnalité du marché locatif
- 7. Déterminer la rentabilité de son investissement locatif
Ce qu'il faut retenir
Dans les zones tendues, le loyer doit respecter des plafonds légaux, sous peine de lourdes sanctions financières.
Étudiez les prix dans votre commune, utilisez des simulateurs en ligne, et comparez des annonces similaires pour évaluer le juste montant.
La surface, l'emplacement, l'état, les équipements (balcon, parking, etc.) et la performance énergétique influencent directement le prix.
Télécharger la fiche en PDF
Lisez ce contenu en toute confiance !
BailFacile aide déjà plus de 100 000 propriétaires-bailleurs à gérer leurs locations en totale autonomie.
Fixer le juste prix de location pour un appartement peut s’avérer complexe. Entre les règles d’encadrement des loyers, les spécificités du marché local et les caractéristiques propres au bien, de nombreux éléments entrent en jeu. Pour louer votre logement à un tarif compétitif tout en restant rentable, suivez ces 7 étapes clés.
Étape 1 : prendre en compte l’encadrement des loyers
L'encadrement des loyers impose une limite au loyer fixé par le propriétaire lors de la mise en location d'un logement avec un bail d'habitation, y compris un bail mobilité. Cette mesure concerne les communes situées en zone tendue, caractérisées par un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements à louer.
En 2024, l'encadrement des loyers s'applique aux villes suivantes :
- Paris ;
- Lille ;
- Plaine Commune ;
- Lyon et Villeurbanne ;
- Est Ensemble ;
- Montpellier ;
- Bordeaux ;
- Pays Basque.
Ainsi, la mesure s'applique aujourd'hui sur 8 territoires représentant 38 villes.
Le non-respect de l'encadrement des loyers expose le propriétaire à des sanctions. Il risque une amende pouvant atteindre 5 000 euros (15 000 euros pour une personne morale) ainsi qu'une mise en demeure par le préfet pour mise en conformité.
Étape 2 : étudier le marché immobilier de sa commune
Avant de fixer le loyer d’un appartement, il est essentiel d’analyser le marché immobilier local. Cette étape inclut une recherche sur les prix pratiqués dans la commune et dans le quartier concerné. Les caractéristiques spécifiques du logement, comme sa surface, son emplacement et ses atouts, doivent aussi être prises en compte.
Estimer son loyer grâce aux simulateurs en ligne
Pour gérer un bien en autonomie, plusieurs outils d’estimation des loyers en ligne sont disponibles. Parmi les plus populaires, le site Meilleurs Agents propose une simulation gratuite permettant d’estimer le loyer selon le marché local. Ces outils aident à fixer un montant réaliste et compétitif.
Le propriétaire doit aussi se mettre d'accord avec ses locataires sur le mode de paiement du loyer ainsi que sur les dates buttoirs après lesquelles il lui sera possible d'envoyer un appel de loyer.
S’informer sur le prix d'une location au m2 des environs
La connaissance du prix au mètre carré des loyers est essentielle pour évaluer correctement le loyer d’un logement. Pour aider les propriétaires dans cette démarche, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, en collaboration avec l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL), propose la Carte des loyers. Cet outil interactif permet de consulter les prix moyens des loyers au mètre carré dans chaque ville, en tenant compte du type de logement (studio, appartement, maison).
Analyser les annonces immobilières similaires
Analyser les annonces immobilières similaires est une méthode efficace pour estimer le loyer d’un bien. Il s'agit de rechercher des annonces de logements comparables dans la même zone géographique. Cela permet d'évaluer les prix pratiqués par d'autres propriétaires pour des biens aux caractéristiques proches, comme la surface, l’emplacement, et les équipements.
Il est important de prendre en compte les critères spécifiques au logement, comme son état, son orientation ou encore la présence d’espaces extérieurs, afin d’ajuster l’estimation de manière réaliste. Cette démarche aide à positionner l'offre sur le marché locatif tout en restant compétitif face à la concurrence locale.
Étape 3 : évaluer le potentiel de son appartement
Pour estimer le loyer d’un appartement, plusieurs critères doivent être pris en compte :
- La surface habitable : définie par la loi Boutin, elle diffère de la surface privative loi Carrez. Les pièces avec une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 m ne sont pas incluses dans ce calcul.
- La localisation : le montant du loyer varie en fonction de l’emplacement. Un appartement situé en centre-ville, proche des écoles, commerces et transports, aura un loyer plus élevé. À l’inverse, un logement situé dans un environnement bruyant nécessitera une adaptation du tarif.
- L’étage du logement : les appartements situés au premier étage sont généralement moins prisés que ceux des étages supérieurs, sauf si l’immeuble n’a pas d’ascenseur et que l’appartement se trouve très haut.
- L’état intérieur et extérieur : la qualité de la façade, l’entretien des parties communes et l’état général du logement influencent directement le loyer. Un complément de loyer peut être envisagé pour des prestations supérieures.
- La présence d’un extérieur : un balcon, une terrasse ou un jardin augmente la valeur locative.
- Le parking : en centre-ville, une place de stationnement est un atout rare, permettant de justifier un loyer plus élevé.
- Meublé ou vide : un logement meublé se loue plus cher qu’un logement vide.
- La performance énergétique : selon le diagnostic de performance énergétique (DPE), un logement économe en énergie pourra prétendre à un loyer plus élevé.
Étape 4 : prendre en compte les charges mensuelles
Les charges mensuelles, comme les frais de copropriété, les taxes foncières ou les coûts des services publics (eau, électricité pour les parties communes, etc.), doivent être intégrées dans le calcul du loyer. Ces dépenses représentent une part significative des coûts liés à la gestion du bien et peuvent influer sur le montant demandé aux locataires.
Pour déterminer un loyer équilibré, il est essentiel de distinguer les charges récupérables (celles pouvant être imputées au locataire, comme l’entretien des parties communes) des charges non récupérables (comme les frais de gestion administrative ou certaines taxes). Une estimation précise garantit une transparence avec le locataire tout en préservant la rentabilité du bien.
Étape 5 : étudier la demande locative
Évaluer la demande locative pour des appartements similaires à celui concerné est primordial. Se renseigner auprès de l'entourage, consulter les statistiques du marché locatif et observer les tendances actuelles permet de mieux cerner le potentiel de fixation du loyer. Une demande élevée peut permettre de fixer un loyer plus élevé.
Étape 6 : prendre en compte la saisonnalité du marché locatif
L'estimation d'un loyer doit prendre en compte la saisonnalité, un facteur qui impacte significativement le marché immobilier. Entre mai et octobre, la demande et l'offre sont particulièrement élevées, influencées par les rythmes de vie des locataires et les impératifs liés à leurs études ou à leur travail.
Cette variation saisonnière explique en partie pourquoi des dispositifs d'encadrement des loyers ont été mis en place dans certaines zones dites « tendues », afin de réguler les fluctuations de prix et de protéger les locataires dans des marchés où la demande est forte.
Étape 7 : déterminer la rentabilité de son investissement locatif
En tant que propriétaire, la rentabilité du bien est un critère important à prendre en compte afin de fixer un loyer qui soit à la fois juste et rentable : l'objectif est-il de réaliser un profit, de couvrir les charges mensuelles (comme le crédit immobilier) ou simplement de garantir une location à long terme ?
Si le loyer est jugé trop bas par rapport au marché local, une réévaluation peut être demandée lors du renouvellement du bail, à condition de fournir des preuves de sous-évaluation. La demande doit être faite au moins 6 mois avant la fin du bail. Le locataire peut refuser la hausse, auquel cas le propriétaire peut saisir la commission départementale de conciliation.

Partager
SOMMAIRE
- 1. Prendre en compte l’encadrement des loyers
- 2. Étudier le marché immobilier de sa commune
- 3. Évaluer le potentiel de son appartement
- 4. Prendre en compte les charges mensuelles
- 5. Étudier la demande locative
- 6. Prendre en compte la saisonnalité du marché locatif
- 7. Déterminer la rentabilité de son investissement locatif